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Les Américains

 

Les Américains ont joué un rôle important dans la vie de Georges Rouquier et ceci à des niveaux bien différents :

L’influence des « maitres américains »

« J’ai toujours été frappé par cet auteur de génie qu’était Charlie Chaplin. Il employait dans ses films des trucages dont personne ne parlait jamais. Il m’a fallu dix ans pour les découvrir. Mais en même temps, j’ai découvert autre chose : Chaplin avait une pureté d’écriture extraordinaire, une pureté d’écriture visuelle telle que pour beaucoup de gens il faisait du théâtre filmé.[…]. Un autre film qui m’a frappé : Nanouk l’Esquimau* qui, à l’époque, a eu un succès fou dans le monde entier. On y retrouve la même pureté d’écriture. Il n’y a pas d’abus de la forme. L’écriture est la plus simple possible. »

Georges Rouquier – Propos recueillis par Philippe Haudiquet
* Nanouk l’esquimau de Robert Flaherty, pionnier du documentaire (1922)

 

Les Américains et Farrebique

Farrebique est projeté hors-compétition à Cannes car il a été éliminé de la sélection. Il obtient malgré tout un prix créé spécialement pour lui : le Prix de la Critique internationale.
La RKO Pictures, célèbre compagnie de distribution américaine, achète les droits du film, le distribue et le projette au cinéma Madeleine à Paris, en même temps que Saludos Amigos de Walt Disney, en sortie nationale. Farrebique passe en tête des entrées en une seule semaine et vaudra à Georges Rouquier, outre sa distinction à Cannes, Le Grand Prix du Cinéma Français, la Médaille d'or à Venise et le Grand Épi d'or à Rome.

Les Américains et Biquefarre


Si Rouquier a attendu 38 ans avant de tourner Biquefarre, c’est par manque de financement : « Quand Farrebique est sorti et qu’il a fait l’éclat que l’on sait, j’étais très content et je pensais que j’allais pouvoir faire la suite. J’ai reçu beaucoup d’encouragements mais, malheureusement, que des encouragements platoniques ».
C’est en Amérique que commence en 1980 l’aventure de la production de Biquefarre. Invité par la Cornell University, Georges Rouquier rencontre William Gilcher* et Laurence Wylie qui vont enclencher le processus du financement du film. Ils obtiennent une subvention de la « National Endowment for the Humanities » pour l’étude et l’établissement d’un scénario faisant suite à Farrebique. Ce sont eux qui ont amené la première pierre de l’édifice financier.

* Ami de Georges Rouquier, William Gilcher est venu des Etats-Unis en septembre 2011 à l’Espace Georges Rouquier pour présenter le cinéaste lors d’une conférence.